dimanche 3 juin 2012

Lettre ouverte de Mohammad-Sedigh Kaboudvand


Au nom de Dieu,

Vous savez sûrement que ma dixième demande urgente de libération provisoire a, une fois de plus, été refusée par le procureur général et les fonctionnaires du renseignement ; je l’avais faite pour prendre soin de mon cher enfant gravement affecté par une maladie du sang incurable qui lutte et se bat pour sa vie, hospitalisé depuis cinq mois. Et bien sûr je n’ai reçu aucune nouvelle de mon fils.

Le procureur et l’appareil sécuritaire continuent à me refuser toute libération provisoire à cause de leur haine, animosité et méchanceté à mon encontre en tant que militant des droits humains. 

Et pourtant, j’ai purgé la moitié de ma peine de prison injuste et illégale et mon fils a une maladie incurable et est dans une situation d’extrême urgence.

Leur refus de m’accorder une liberté provisoire est une animosité à l’encontre de mon fils et une méchanceté envers les militants des droits humains.

C’est pourquoi, pour protester contre la conduite illégale et inhumaines de ces fonctionnaires de la justice et de la sécurité, j’ai encore une fois commencé une grève de la faim le mardi 28 mai 2012 à 23 heures.

J’annonce à toute personne dotée d’une conscience que le procureur de Téhéran sera personnellement responsable de toute conséquence funeste pour ce prisonnier politique et pour mon enfant malade.

Mohammad Sedigh Kaboudvand le 27 mai 2012
Prison d’Evine - Téhéran

Source : http://www.kaleme.com/1391/03/13/klm-102432/

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